| L'installation des lignes en province: Les
conducteurs Télégraphiques étaient, au début de simples fils de fer avec retour du
courant par la terre, et pour les moyenes distances tout au moins un courant d'une faible
intensité suffisait à faire fonctionner l'appareil.
Le nombre de lignes nécessaires pour le réseau téléphonique se révela dès
l'origine beaucoup plus important que celui d'un réseau télégraphique, le courant qui
circulait sur ces lignes nettement plus important et les phénomènes d'induction plus
élevés. pour ces raisons les lignes en fer avec retour à la terre durent être
rapidement abandonnées. |
 |
en France on ne dépassa pas le diamètre de 5 mm pour le fil de cuivre
permettant théoriquement d'assurer des communications téléphoniques interurbaines
correctes.il fallut attendre les premiers brevets de M. pupin en 1900 pour accroitre la
portée des communications.il est curieux de constater, que dès le 02 juillet 1889, le
savant français Vaschy avait indiqué , dans un article de la "lumière
électrique", la possibilité d'améliorer la transmission" en intercalant à
certaines distances des bobines, offrant une self-induction suffisante et une résistance
très faible " ce qui est le principe de l'invention de M. Pupin.Mais là encore,
comme pour le precept de Bourseul, aucune réalisation n'avait suivi.
seules, les priorités financières de l'état retardèrent encore le doublement de
liaisons importantes. En extrémité, les petits circuits téléphoniques ruraux servent
également à la transmission des télégrammes, soit par l'exploitation des appareils
télégraphiques, soit par la transmission téléphonique du message, pour les bureaux qui
ne disposent pas du personnel connaissant la manipulation des appareils.
la pose des poteaux:
Malgré, le texte de loi du 28 juillet 1885 stipulant que, "l'état peut établir
des supports à l'extérieur des murs ou façades donnant sur la voie publique, soit même
sur les toits ou terrasses des batiments à condition qu'on puisse y accéder de
l'extérieur", les riverains menèrent une véritable fronde, afin d'éviter que l'on
abime la façade de leur domicile. Une solution provisoire ( valable encore de nos jours )
a été trouvée en plantant les poteaux sur le trottoir, en limite séparative des
propriétés.
 |
Les ouvriers des lignes menaient une vie errante, souvent partis pour la
semaine, mangeant en bordure des routes une gamelle préparée par le cuistot de
l'équipe, ces "monteurs" ont fait parti du paysage de nos campagne
durant de nombreuses années. |
Des chariots, étaient déversés un à un les poteaux, qui étaient dressés à l'aide
de cordes pour les planter dans le trou préparé par les terrassiers. pour accrocher les
fils, les agents montaient au poteau au moyen de griffes, fixées aux pieds par des
courroies. une longue ceinture en cuir les retenaient en position droite en haut du
poteau; la, ils vissaient les isolateurs en verre ou en porcelaine, tendaient dans les
gorges prévues à cet effet le câble et l'attachaient solidement. |